Quand on marie jardinage, sciences, technologie, codage et langage des signes, on obtient un projet pédagogique ambitieux et audacieux. Tout au long de l’année, j’ai eu le privilège d’accompagner une classe d’élève avec surdité du Consortium Centre Jules Léger. Ce projet STIM était parrainé et coordonné par le Centre canadien de leadership et d’évaluation (CLÉ).

 

Étant donné la situation avec la pandémie de COVID-19, le projet a connu son lot de défis. Que ce soit le confinement obligatoire, l’impossibilité de visiter l’école, l’obligation de travailler par visioconférence ou la prise de température régulière des élèves pendant les cours. Or, les élèves de cette classe et leur enseignant, M. Farouk Bouanane, ont su démontrer de la persévérance et de la résilience afin de surmonter ces obstacles tout au long du projet.  

 

J’ai rencontré les élèves et leur enseignant à plusieurs reprises pour leur présenter des activités qui leur ont permis de développer leur pensée créatrice et leur pensée critique de même que l’utilisation du processus de résolution de problèmes.  Pour réaliser leur projet, les élèves ont dû comprendre le contexte et définir le problème. Ensuite, ils ont généré des idées, assemblé leur prototype et l’ont mis à l’essai. Après plusieurs itérations, ils ont pu réaliser la version finale et l’ont présenté dans le cadre du concours STIM organisé par le CLÉ.

 

Ne connaissant pas moi-même le langage des signes, j’avais heureusement l’appui de Mme Régine Petit, une interprète, lors de la présentation des ateliers et des accompagnements. Grâce à son implication exceptionnelle, les communications entre les élèves et moi-même ont été grandement facilitées. J’étais toujours agréablement surpris de voir qu’elle pouvait même communiquer les termes les plus techniques aux élèves.

 

Les élèves de la classe de Monsieur Bouanane ont décidé de travailler à automatiser la production maraichère à l’intérieur afin d’assurer les conditions optimales de croissance pour les plantes. Lors des activités d’apprentissage, les élèves ont exploré l’utilisation de capteurs et d’effecteurs afin de créer des systèmes de contrôle et de rétroaction. Ils ont appris à programmer des microcontrôleurs comme le Micro:bit, l’Arduino et le Raspberry Pi. Ils ont dû développer des compétences et des habiletés en programmation informatique (codage) dans des langages graphiques (à l’aide de blocs) et des langages textuels (p, ex., JavaScript, Arduino C, Python).

Lors de la réalisation du projet, ils ont réalisé qu’il fallait souvent calibrer nos capteurs pour bien mesurer les valeurs. Les élèves ont utilisé des capteurs d’humidité, de niveau d’eau, de température et d’intensité lumineuse pour ensuite activer des effecteurs comme un système d’éclairage, des ventilateurs, des pompes à eau, etc.

La conception de leur système automatisé a dû être accélérée lorsque le gouvernement a annoncé un confinement très strict interdisant l’accès à l’école. Ils ont donc finalisé le tout pour s’assurer que leurs plantes pourraient survivre pendant une longue absence. Afin de surveiller leur système agricole automatisé, ils ont installé des caméras leur permettant de voir la croissance des plantes directement de leur domicile.  Le projet a été couronné de succès lorsqu’ils se sont aperçus qu’il était 100% autonome; leurs cultures maraichères prospéraient.

 

Monsieur Bouanane, Mme Petit, Alicia, CJ, Kaï, et Maxim, je vous remercie tous pour cette belle aventure. J’ai beaucoup appris dans cette formidable aventure avec vous!

Réserver un atelier ou un accompagnement

Pour réserver des ateliers ou un accompagnement en STIAM à votre école, n’hésitez pas à remplir le formulaire ci-dessous.

6 + 3 =

Je vous écris pour vous remercier infiniment du beau travail que vous avez fait dans le projet STIM. Vous avez réussi votre mission en dépassant les normes et nos attentes. Mes élèves et moi avons appris comment utiliser Microbit, Arduino et Raspberry Pi et comment les programmer, nous avons eu la chance de créer un projet qui répond à un besoin qui nous touche et de résoudre des problèmes, nous avons eu beaucoup de plaisir et d’inspirations. 

Le projet STIM est terminé, par contre, la graine que vous avez plantée continuera de grandir, je vous le promets, nous prévoyons déjà construire un couvoir dès septembre prochain. Revenez nous voir aussi souvent que vous le voulez pour constater les autres projets, nous ne vous oublierons jamais.

Au plaisir de vous croiser dans d’autres belles circonstances j’espère!

Farouk Bouanane

Enseignant, Consortium Centre Jules Léger